Lamahuana - Les aventures d'Elise et Hugues en Equateur

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11 – Les français de l'étranger, un réseau précieux – épisode 2

Les jeunes français.e.s s'engagent !

 

On en a croisé une paire de jeunes engagés comme nous de-ci ou de-là, et à chaque fois c'est l'occasion d'une rencontre, d'un bel échange, de perspectives et d'opportunités variées pour nous durant cette année en Equateur et pour celles et ceux qui nous suivront à Ahuana. Nous avons trois exemples parmi tant d'autres, bonne lecture !

 

 

 

Ecological Indillama Yaku

 

EIY (pour les intimes) est un projet solidaire créé par un couple franco équatorien (Ophélie et Victor) afin de participer au développement du tourisme communautaire dans un village quichua d'Amazonie. Après la mise en place de l'accueil de petits groupes de touristes sur plusieurs jours pour des escapades hors du commun au cœur de la forêt, la structure s'est lancée dans la vente de produits artisanaux différents. Le projet du moment est la culture biologique de vanille, on a hâte !

EIY, comme Ahuana, est un projet ancré dans le réel, en lien avec la population qui reste maîtresse des projets. D'ailleurs, cela fait deux ans (plus peut être?) que les deux associations sont en lien, partagent leurs communications, leurs produits de vente et s'envoient mutuellement les volontaires pour découvrir le terrain.

C'est comme cela que nous avons fait la rencontre de Florence, jeune engagée pour 6 mois aux côtés de EIY. Elle nous a rejoint pour 3 jours afin de partager notre quotidien et de voir de plus près les différents projets de tourisme communautaire autour de Calpi. L'occasion de ratifier un document de projet commun, permettant d'assurer le lien entre les associations après nos départs respectifs : On y trouve de la vente, le partage d'information, la participation commune à des événements culturels et bien entendu l'échange des volontaires au moins une fois par an.

 

Pour en savoir plus sur EIY, et contribuer à leur magnifique projet, cliquez sur ce lien : https://chuffed.org/project/the-ecological-indillama-yaku-challenge . Ils viennent de lancer leur campagne de financement participatif pour les projets 2019 : La formation des guides, la protection de l'eau et bien sûr la culture de la Vanille ! (C'est en anglais au début, la traduction française est un peu plus bas sur le site).

 

On leur souhaite bien du courage, et nous irons sûrement y faire un tour cet automne.

 

Un Opcion de mas

 

Par le biais d'une rencontre organisée par France Volontaire, nous croisons la route des volontaires français de l'association « Un opcion de màs » : Luce, Justin, Fatene et d'autre encore. Le turn-over est important là bas, beaucoup de jeunes passent sous diverses formes de volontariat, notamment le service civique à l'international ou des stages pendant les études.

L'objet de cette structure est le travail de réseau, la mise à disposition de divers savoirs faire au service d'associations de terrain dans tout l'Equateur : sensibilisation, communication, audit de fonctionnement démocratique ou financier. Basée à Quito, les membres d'«un Opcion de màs » parcourent l'équateur à la rencontre des acteurs de terrain sur les thématiques suivantes : Santé, éducation et promotion socio économique.

Via leur site : http://www.uneoptiondeplus.org/ ou leur page Facebook : https://www.facebook.com/uneoptiondeplus/ vous pourrez découvrir toutes les associations du réseau et avoir un petit aperçu de la vie associative en Equateur.

 

Lors de notre passage à Quito pour les VISAS, début mai, c'est d'ailleurs Luce qui nous accueille, avec Thais (vous en entendrez parler dans le prochain épisode de la série) sa colocataire pendant trois jours. Passer trois jours à Quito, c'est l'occasion de prendre le temps de se balader à nouveau et de découvrir quelques parcs, des nouveaux quartiers (notamment le Saint Leu de Quito..) et aussi, avouons le, de se mettre à jour sur la série « Game of thrones » avec une Wifi correcte. On mange ensemble, on chante, on joue, on boit des bières, du vin et on mange du saucisson, ça fait du bien...

Nous les retrouverons sûrement en Juin, à l'occasion d'une rencontre nationale des volontaires français en Equateur. Affaire à suivre !

 

La posada de Tigua

 

Rappelons le, nous vivons dans une maison dont l'objectif est d'accueillir des touristes 7j/7 et 24h/24h. La quilla Pacari est référencée sur un paquet de blog spécialisés sur les randonnées, le tourisme communautaire et d'autres manière de voyager autrement. La plupart de ces sites étant francophones nous avons de nombreuses occasions d'accueillir des compatriotes de France, mais aussi de Belgique ou du Québec.

Passer du temps avec eux est une part non négligeable de notre mission finalement, et cela donne régulièrement lieu à des rencontres insolites. Nous prendrons le temps d'écrire des articles, plutôt en fin de mission, pour décrire tout ça. Vous lirez pourquoi le maire adjoint de Clermont Ferrand s'est retrouvé ici une semaine avec 4 élèves en chaudronnerie industrielle, Comment nous avons fêté les 20 ans de Véronique, jeune québecoise de passage ou encore comment Michel et Brigitte, couple de retraités français, sont devenus des amis dont nous suivons le périple régulièrement.

 

Mais nous allons nous attarder aujourd'hui sur Julie et Felipe. Julie est une jeune française, aujourd'hui en couple avec Felipe, un équatorien du nord de la sierra. Au delà du fait que leur passage à la Quilla Pacari a été très sympa, il est important de noter que Felipe est propriétaire (avec une partie de sa famille) d'une ancienne hacienda à 4000 mètre d'altitude, dont le nom est « La Posada de Tigua ». Là bas, ils participent à un projet mêlant agriculture, élevage et tourisme et accueillent régulièrement des volontaires pour des courtes durées lors des hautes saisons.

Notre mobilité dans le pays étant réduite par nos moyens financiers réduits, c'est grâce à des gens comme Julie et Felipe que nous pouvons bouger un peu. Nous passerons sûrement, au cours de notre année, quelques jours là bas, afin d'aider leur projet en échange du logis, du couvert et d'un peu de temps pour des randonnées dans un territoire différent du nôtre.

Ce gîte est aussi un potentiel débouché pour les confitures fabriquées à San Francisco, affaire à suivre.

 

 

 

 

 

 

Pour conclure, notons bien que ce sont ces rencontres qui donnent un petit plus à notre éphémère passage en Equateur. Nous en apprenons plus sur les diverses formes d'engagement, tout en témoignant du nôtre, et nous prenons conscience de l'extrême diversité des motivations du « voyage », qu'il soit court, long ou parfois sans idée de retour. Et ce n'est pas finis !

 

On vous embrasse bien fort,

Et on vous dit : « Au prochain article ! »



28/05/2019
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